L'économie française comme celle des autres États a connu une importante chute en raison de la pandémie du coronavirus. Toutefois, contrairement aux statistiques qui prédisaient un redressement timide, elle devrait quand même atteindre son niveau avant la crise plus vite que prévu.

Des emplois recréés en 2021/2022

La Banque de France annonce un rebond du PIB de 7,4 % en 2021. Elle précise ensuite que la croissance en 2022 sera de 3 %. Ainsi, l'économie reviendrait à son ancien niveau avant la crise d'ici début 2022, ce qui n'était pas prévu au départ. Également, les conséquences de la pandémie sur l'emploi ont été revues. Même si le taux de chômage en 2021 atteint les 11,1 % avec 800 000 suppressions d'emplois, ce vide ne tardera pas à être pallié. En effet, il serait créé plus de 700 000 emplois en 2021 et 2022. Toutefois, il faut préciser que ce retournement de situation dépend  d'importants aléas, puisque des incertitudes règnent encore en ce qui concerne l'évolution de la pandémie. Les négociations sur le Brexit auront également un rôle pertinent à jouer dans ce changement. Toutefois, août et septembre devraient présenter une perte d'activité oscillant vers les -5 % par rapport au taux précédant la crise.

Mieux que ce qui était prévu

Le bâtiment, l'automobile, l'hébergement-restauration ont su mieux se reprendre, que ce que pensaient en début d'été, les chefs d'entreprises. Également, on remarque une meilleure résistance de la consommation des ménages et de l'investissement. Selon la Banque de France, le troisième trimestre verra un PIB progresser de 16 % malgré une chute de 13,8 % lors du second. La fin de l'année sera caractérisée par une perte d'activité entre 3,5 % et 4 % par rapport au taux avant la crise. Le pays s'approche d'une phase où l'activité continuera sa progression. Une progression qui ne sera pas à l'image de celle connue durant les derniers mois.